Cd Cpo nouveauté 2026 avec le Palazzetto Bru-Zane-Centre de musique romantique française. www.bru.zane.com
Durée : 62 minutes.
L’année 2026 réserve de belles surprises sur le plan discographique. Cet enregistrement esquisse un aperçu du talent de Mélanie Bonis(1858-1937) à travers une partie de ses œuvres pour orchestre. Il manque sa symphonie burlesque, posthume et sa fantaisie pour piano et orchestre. La vie de la compositrice pourrait faire l’objet d’un roman ou inspiré une série télévisée par un cinéaste de talent tellement elle est riche. À ses débuts, elle est autodidacte au piano avant de devenir l’élève au Conservatoire de Paris de César Franck, Ernest Guiraud, Jules Massenet. Elle laisse 300 œuvres dont de nombreuses mélodies, de la musique de chambre, de nombreuses pièces pour piano et pour chœur. Sa première œuvre est un impromptu pour piano. Elle prend le pseudonyme de Mel tant il est difficile à l’époque pour une femme compositrice d’être jouée et publiée. Elle est très soutenue par Guiraud. On peut remercier la qualité du livret en trilingue du label de Markus Bruderreck.. Il est riche en informations précieuses sur cette compositrice. Ce label a consacré toute une série aux compositrices oubliées dont Louise Farrenc, Fanny Mendelssohn, Émilie Mayer, Luise Adolpha Le Beau… C’est au conservatoire qu’elle rencontre sa grande passion amoureuse à l’âge de 21 ans avec Amédée Landley Hettich qui étudie le chant, écrit des critiques et des poésies. De cette passion intense naîtra une collaboration fructueuse sur le plan artistique. Musique et poésie ne font qu’un. Lorsque Amédée demande la main de Mélanie aux parents. Ils refusent. Elle devra épouser un homme pour qui elle n’éprouve aucun amour un homme d’affaires, veuf et père de cinq enfants. Elle est anéantie. Elle devra quitter le conservatoire pour couper tout lien avec Amédée. Elle aura trois enfants avec son mari avant la disparition de celui-ci.
L’enregistrement débute par trois femmes de légende.
On y découvre trois figures mythiques féminines. Le songe de Cléopâtre opus 180 trahit les sentiments de la compositrice . On y ressent beauté se mêlant au tourment avec un parfum d’orientalisme. Ophélie opus 165 est une invitation à la mélancolie. On y ressent des aspirations proches de Charles Koechlin. La fiancée d’Hamlet dans la tragédie de Shakespeare perd la raison et se noie. Salomé opus 100/2 est un portrait symphonique d’une héroïne mystérieuse, effrayante à souhait. L’utilisation des instruments à bois retient l’oreille de l’auditeur. Que ces portraits sont raffinés et d’une poésie enivrante ! Il en est de même de la suite orientale opus 48/2. On ne peut qu’être sous le charme du solo de cor anglais suivi du hautbois et repris par le violoncelle. Quelle délicatesse mélodique fait preuve Mel Bonis. La danse d’Almée nous plonge dans un orientalisme teinté d’un érotisme envoûtant. On songe à ses illustres prédécesseurs Georges Bizet ,Félicien David, Benjamin Godard, Henri Rabaud ... La valse espagnole « Les gitanos » opus 15 séduit par ses sonorités hispaniques. Elle n’a rien à envier aux valses des Strauss ou Waldteufel. Le concert viennois du nouvel an pourrait y songer. La suite en forme de valses publiée en 1898 est un hymne à la beauté et à la simplicité. Les trois danses pour orchestre sont écrites pour ses propres enfants : Pierre, Jeanne et Edouard. Ce sont des œuvres picturales d’une délicatesse et poésie extrêmes. La danse sacrée opus 36 retient l’attention par la magie qu’elle exhale et son caractère quasi mystique. Le chef d’orchestre Joseph Bastian à la tête des excellents musiciens de Cologne est une révélation. Il fait preuve d’un souci du détail rare. Voilà un chef d’orchestre à suivre ! Mel Bonis revit sous son interprétation inspirée.
Les trois dernières œuvres de cet enregistrement sont des merveilles absolues. Le chat sur le toit opus 93 N°2 est une mélodie avec orchestre pour soprano d’une grande originalité. Le texte «les amours du chat » de Louis Albert Bourgault-Ducoudray est ici interprété par la soprano Lydia Teuscher au timbre lumineux et séduisant. Le noël de la vierge Marie opus 53 N°2 permet de retrouver la mezzo-soprano Julie Robard-Gendre dont la réputation n’est plus à faire. On est emporté par le velours de sa voix. Quelle diction et art de la mélodie ! Le ruisseau opus 21N°2 pour chœur de femmes et orchestre subjugue. Le texte est d’Amédée. On est emporté par les vibrations d’un amour de jeunesse.
Tout simplement délicieux ! On attend avec impatience la sortie de Mazeppa de Clémence de Grandval chez palazzetto Bru- Zane ce mois.
Serge Alexandre
Durée : 62 minutes.
L’année 2026 réserve de belles surprises sur le plan discographique. Cet enregistrement esquisse un aperçu du talent de Mélanie Bonis(1858-1937) à travers une partie de ses œuvres pour orchestre. Il manque sa symphonie burlesque, posthume et sa fantaisie pour piano et orchestre. La vie de la compositrice pourrait faire l’objet d’un roman ou inspiré une série télévisée par un cinéaste de talent tellement elle est riche. À ses débuts, elle est autodidacte au piano avant de devenir l’élève au Conservatoire de Paris de César Franck, Ernest Guiraud, Jules Massenet. Elle laisse 300 œuvres dont de nombreuses mélodies, de la musique de chambre, de nombreuses pièces pour piano et pour chœur. Sa première œuvre est un impromptu pour piano. Elle prend le pseudonyme de Mel tant il est difficile à l’époque pour une femme compositrice d’être jouée et publiée. Elle est très soutenue par Guiraud. On peut remercier la qualité du livret en trilingue du label de Markus Bruderreck.. Il est riche en informations précieuses sur cette compositrice. Ce label a consacré toute une série aux compositrices oubliées dont Louise Farrenc, Fanny Mendelssohn, Émilie Mayer, Luise Adolpha Le Beau… C’est au conservatoire qu’elle rencontre sa grande passion amoureuse à l’âge de 21 ans avec Amédée Landley Hettich qui étudie le chant, écrit des critiques et des poésies. De cette passion intense naîtra une collaboration fructueuse sur le plan artistique. Musique et poésie ne font qu’un. Lorsque Amédée demande la main de Mélanie aux parents. Ils refusent. Elle devra épouser un homme pour qui elle n’éprouve aucun amour un homme d’affaires, veuf et père de cinq enfants. Elle est anéantie. Elle devra quitter le conservatoire pour couper tout lien avec Amédée. Elle aura trois enfants avec son mari avant la disparition de celui-ci.
L’enregistrement débute par trois femmes de légende.
On y découvre trois figures mythiques féminines. Le songe de Cléopâtre opus 180 trahit les sentiments de la compositrice . On y ressent beauté se mêlant au tourment avec un parfum d’orientalisme. Ophélie opus 165 est une invitation à la mélancolie. On y ressent des aspirations proches de Charles Koechlin. La fiancée d’Hamlet dans la tragédie de Shakespeare perd la raison et se noie. Salomé opus 100/2 est un portrait symphonique d’une héroïne mystérieuse, effrayante à souhait. L’utilisation des instruments à bois retient l’oreille de l’auditeur. Que ces portraits sont raffinés et d’une poésie enivrante ! Il en est de même de la suite orientale opus 48/2. On ne peut qu’être sous le charme du solo de cor anglais suivi du hautbois et repris par le violoncelle. Quelle délicatesse mélodique fait preuve Mel Bonis. La danse d’Almée nous plonge dans un orientalisme teinté d’un érotisme envoûtant. On songe à ses illustres prédécesseurs Georges Bizet ,Félicien David, Benjamin Godard, Henri Rabaud ... La valse espagnole « Les gitanos » opus 15 séduit par ses sonorités hispaniques. Elle n’a rien à envier aux valses des Strauss ou Waldteufel. Le concert viennois du nouvel an pourrait y songer. La suite en forme de valses publiée en 1898 est un hymne à la beauté et à la simplicité. Les trois danses pour orchestre sont écrites pour ses propres enfants : Pierre, Jeanne et Edouard. Ce sont des œuvres picturales d’une délicatesse et poésie extrêmes. La danse sacrée opus 36 retient l’attention par la magie qu’elle exhale et son caractère quasi mystique. Le chef d’orchestre Joseph Bastian à la tête des excellents musiciens de Cologne est une révélation. Il fait preuve d’un souci du détail rare. Voilà un chef d’orchestre à suivre ! Mel Bonis revit sous son interprétation inspirée.
Les trois dernières œuvres de cet enregistrement sont des merveilles absolues. Le chat sur le toit opus 93 N°2 est une mélodie avec orchestre pour soprano d’une grande originalité. Le texte «les amours du chat » de Louis Albert Bourgault-Ducoudray est ici interprété par la soprano Lydia Teuscher au timbre lumineux et séduisant. Le noël de la vierge Marie opus 53 N°2 permet de retrouver la mezzo-soprano Julie Robard-Gendre dont la réputation n’est plus à faire. On est emporté par le velours de sa voix. Quelle diction et art de la mélodie ! Le ruisseau opus 21N°2 pour chœur de femmes et orchestre subjugue. Le texte est d’Amédée. On est emporté par les vibrations d’un amour de jeunesse.
Tout simplement délicieux ! On attend avec impatience la sortie de Mazeppa de Clémence de Grandval chez palazzetto Bru- Zane ce mois.
Serge Alexandre


Mel Bonis : Œuvres pour orchestre. Le plaisir de découvrir. Cd Cpo nouveauté 2026
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